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Claude Damien
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La branlette des artistes pseudos
intello
A l'heure des débats sur l'art contemporain, on peut
remarquer que tout le monde désire définir «
l'indéfinissable » : les émotions qu'inspire l'œuvre. Mots
clés sous les mains grises des pseudo- intellectuels (qu'ils
soient critiques ou artistes), le désir est le même :
transcrire par le langage verbale et littéraire,
l'expression plastique. Doit-on pratiquer l'art de
l'écriture pour se faire entendre ? Ou n'y aurait il qu'un
but; standardiser le message de la peinture actuelle ?
Je n'ai pas à aborder la critique d'art. Toutefois, je pense
que l'artiste reste conformiste dans une société de plus en
plus mécanique et sélective. Certains artistes par le
discours tentent de rationaliser la pensée. Des concepts
naissent dans les problèmes que rencontre notre société. Le
recyclage, la pollution de la planète, bref le réchauffement
climatique amènent des jeux de divertissement dans la
création conceptuelle. Dans un but éducatif, des artistes
sont péblicités à réagir à cette situation future. Mais si
les analyses des climatologues sont exactes, nos enfants
découvriront ils, les moyens de combattre ce problème ? La
faute est rejetée sur les générations précédentes. Et l'art
vient ici pour nous informer que nous pouvons tous empêcher
la pollution d'augmenter. Mais les chefs d'entreprise, les
élites, les troufions tentent ils de changer cela ? En
somme, les théories artistiques deviennent utiles quand
elles communiquent sur des sujets déjà ouverts. Je constate
avec regret que d'autres sujets sérieux et tabous ne sont
pas abordés.
De l'autre coté dans la sphère des amateurs on oblige à
suivre des thèmes débiles et étroitement reliés aux visages
passés des villages.
Mais doit on transmettre un message à travers une œuvre ?
Certes, étant surréaliste, je conviens que mes maîtres ont
utilisé les thèses freudiennes. Beaucoup de peintres
impriment sur la toile, des actes inconscients. Le besoin de
renouveler l'art et sa compréhension pour le grand public,
pose problème. Effectivement, dans le désir d'apprendre
l'utilité de l'art, de nombreux artistes se gargarisent.
Dans une société désirant remettre à la population des
messages constructifs, on oblige les artistes peintres à
rationaliser leurs œuvres par un message. Pourtant beaucoup
d'entre nous, ne désirent rien de plus que transmettre des
émotions. Alors, doit-on bannir l'apprentissage de l'art
pour la population ? Non, mais simplement susciter un
engouement né dans l'imaginaire et la passion. Certes, il
est difficile pour cette société, d'admettre que le peintre
travaille par passion. Pourquoi se diriger dans une carrière
artistique ? La passion est seule présente dans l'esprit du
peintre. Malheureusement, cette passion est confrontée aux
réalités économiques et sociales du statut des artistes.
Ben Vautier, nous rabâche depuis longtemps le problème de
l'ego chez l'artiste. Les artistes doivent reconnaître leurs
désirs d'immortalité à travers l'œuvre. Toutefois, nous
peintres, sommes nous les seuls cas sociaux à développer un
ego démesuré ? A vous de juger.
Il nous faut accepter que nous sommes dans une société de
plus en plus schizophrène. Car, la raison est soumise à
notre inconscient. Nous demandons à des communautés ou des
personnes d'origine étrangère de s'impliquer dans la société
mondialiste. Où il ne peut pas exister des racines diverses
et pluriculturelles.
L'art, ayant une vie parallèle à notre société, devient
malade à son tour. Il nourrit ses concepts des réflexions
philosophiques qui naissent dans ce nouveau millénaire. De
ce fait, ces réflexions se solutionnent dans une fracture
des couches de la population. Et, c'est bien regrettable.
Mais ce qui est de grand intérêt, est l'instrumentalisation
de ce problème par des personnes démunies qui créent leurs
propres formes d'art. La diversité est source de richesse.
Je me reconnais ne pas aimer ces artistes qui se manifestent
en long discours de description de leurs œuvres et du
concept de celles-ci. Personnellement, je laisse libre
interprétation de mes œuvres. Car, elles ne sont qu'une
correspondance entre mon inconscient et une thérapie libre.
La sublimation reste une arme utile pour le fou que je suis.
Claude DAMIEN, Artiste Plasticien, 2008
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Dernière mise à jour
05/01/2012
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