Galerie Art virtuelle

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Quelques Artistes de la galerie


Une galerie Gratuite

Beck Jacques

L’Art est la synthèse d’une émotion oublieuse du moi pour rejoindre l’universel.
Jacques Beck
Un artiste, pour qui l’Art est un chemin essentiel, se sent modeste par essence. Il n’a que faire du paraître, ce frein à l’accomplissement de soi.

L’Art met l’artiste en communication avec les autres êtres vivants, avec la Nature. Il est en cela une voie spirituelle.

Quoique très attaché à la réflexion philosophique, Jacques Beck est animé par l’enthousiasme d’un adolescent à la découverte des merveilles du monde et de la beauté. Il semble même ignorer la laideur mentale.

Epris de liberté, il fuit toute influence parasite, qui pourrait brimer l’indépendance de sa créativité.

Il aime parler de son art, avec engouement et sincérité, sans affectation, mais avec une force, qui se dégage de ses sculptures.

Car les œuvres de Jacques Beck sont empreintes de force et de douceur, de questions et de tranquillité, de doute et d’apaisement. Elles respirent au rythme de l’artiste, en exprimant sa sensibilité, sa rationalité, sa spiritualité, ses impressions intimes, ses observations acérées, ses réflexions profondes. Elles sont toutes dénuées de conformisme, une contrainte ignorée par lui.

Cette voie choisie représente sa contribution à l’Art.

La multisculpture

Jacques Beck est le créateur de la multisculpture, un concept inédit, qui sort la sculpture de ses axes ancestraux.

Il est en effet habituel de concevoir les œuvres sculpturales selon l’axe vertical et l’axe horizontal.

La nouvelle conception de Jacques Beck ouvre la création sur des axes multiples. faisant éclater les volumes à partir de centre qui forme le coeur de la matière. Grâce à cette idée révolutionnaire, l’œuvre se regarde désormais sur plusieurs plans. Une même sculpture en comprend de multiples.

Les formes sont conçues à partir de l'intérieur de l'oeuvre, qui éclate et qui rayonne, mais on peut également entrevoir ces formes, qui convergent et qui se ramassent vers des points intérieurs. L’intériorité fait place à l’extériorité et réciproquement, expression du va et vient de la vie, de l’être, de l’humain.

L’Art et le chemin

Un texte de Jacques Beck

Beaucoup de personnes peignent, sculptent, écrivent, sont-elles pour autant artistes ?

Certes non et chacun s’accorde là-dessus, même les personnes concernées.

Nous sommes dans le domaine du délire narcissique, de l’extirpation de la douleur, qu’on appelle, suivant le cas, tableau, sculpture, poème, musique et qui peuvent parfois porter le nom d’œuvres d’art. Jacques Beck n’y retrouve pas suffisamment l’homme. L’artiste peut être un être écorché vif, dont la sensibilité à fleur de peau se manifeste par une extériorisation de la désespérance. Cela n’empêche que son cheminement n’est pas abouti pour autant, il ne fait au contraire que commencer.

Il y constate plutôt un début, une thérapie aristocratique, dont la noblesse est de se suffire à elle même. Ce qui n’empêche son exigence d’effort, d’implication, de volonté de mise à nu, celle de l’autoanalyse.

Il parle de noblesse parce qu’accepter le réel n’est ni douceur, ni amertume, ni bonheur, ni malheur, ni plaisir, ni souffrance, mais un subtil mélange de ces contraires. Si le binaire caractérise la vie humaine, c’est par son mélange intime, et certes pas par un blanc ou noir. Opter pour l’une des faces en reniant l’autre conduit indubitablement vers l’extrémisme, le totalitarisme.


Le chemin de l’art semble se trouver dans la direction opposée, celle de l’incessante recherche, synonyme d’incessante insatisfaction. Ceci ne veut pas dire sans aucune satisfaction, aucun bonheur, aucune joie, au contraire, mais toujours teintées de la certitude qu’on peut aller plus loin, améliorer et c’est en cela que l’œuvre terminée est toujours empreinte d’amertume. Giacometti disait : je ne sais pas sculpter, car lorsque je saurai, je m’arrêterai. Certains pourraient y voir une boutade ou une fausse modestie. Il faut y lire au contraire beaucoup d’humilité face à ses œuvres, car s’il n’y a plus recherche, c’est qu’on considère être arrivé à la perfection et dès lors l’action future n’a plus d’objet et résulte alors d’une vanité débordante.

Progressons dans notre chemin.

L’art ne s’apprend pas. On peut uniquement enseigner des techniques. Le côté créatif de l’art appartient à chacun de nous et il se trouve en chacun de nous, il suffit de vouloir le faire éclore.

Au moment de le faire éclore, il faudra dépouiller le vieil homme de son carcan de préjugés, de son inscription au registre de la normalité, de sa peur intrinsèque de se livrer, d’oser être soi-même. Il faut prendre le risque de déplaire à certains et pouvoir l’assumer. L’œuvre d’art ne triche pas. Elle se livre et par voie de conséquence, elle livre son créateur.

Jacques Beck parle d’un égoïsme, qui peut se transformer en un égocentrisme ou un individualisme non plus péjoratif mais ouvert à la découverte de soi-même. C’est une démarche qui aboutit à la rencontre réelle de soi-même, pour soi-même. Recentrer son ego, afin non plus d’en être dupe, mais bien de pouvoir s’en libérer sans pour autant le renier, sans en être l’esclave.

Je parle donc de recentrage de son ego en une recherche de celui-ci, une rencontre avec lui. Ce n’est qu’à partir de ce moment là que nous pourrons rencontrer l’autre. Ce n’est, à mes yeux, que par ce chemin que nous pourrons nous accomplir.

Cette recherche du moi profond peut passer par la création et elle constitue ce faisant un besoin plus ancré, moins accidentel, plus régulier, qui se transformera en nécessité. Il s’agit d’une recherche lente, ardue, mais aussi calme, difficile certes, et jamais totalement atteinte. Ce recul des limites invite de plus en plus à l’humilité et à la modestie.

La recherche de sa propre individualité passe par le faire, démarche individuelle, solitaire, toujours perfectible sans être jamais parfaite, tournée tout entière vers son travail et non vers le travail des autres.

Il s’agit d’une recherche, qui débouche sur une joie intérieure inassouvie, et qui est en cela son propre moteur. Elle comporte en quelque sorte sa propre fin en elle.

C’est un chemin qui nous mène au plaisir, même s’il est corollaire de souffrance. Paradoxe, mais inévitable bipolarité de notre réalité humaine.

L’élaboration de l’œuvre concilie donc à la fois travail et contemplation, joie et peine, imaginaire et savoir-faire. Se concentrer sur sa propre activité revient à essayer d’atteindre sa propre unicité par delà les complémentarités duelles.

Les outils

Une fois cette part du chemin accomplie, les outils en mains, l’artiste est prêt à travailler. Subitement naît un sentiment d’angoisse. Dès lors, il sculpte, il s’arrête, il regarde, il modifie quelque peu, il s’arrête à nouveau, tout absorbé par cette pierre en laquelle il se fond. Quel moment de vie intense où rien d’autre ne compte que la matière et l’artiste dans ce rapport fusionnel.

Si création et technique sont à la fois complémentaires et antagonistes, le caractère paradoxal n’en est qu’apparent.

Sans technique un don n’est rien qu’une sale manie, affirmait Georges Brassens.

Si la créativité est guidée par la technique, à laquelle elle est assujettie, la servitude entrave la liberté du créateur, qui transcende la technique.

Acquérir cette autonomie de maîtrise de la technique au point de l’oublier, l’automatiser, l’asservir à son tour pour atteindre la liberté créatrice semble représenter pour Jacques Beck la voie vers l’art.

L’appropriation de la technique ne peut se concevoir que dans l’action. C’est en effet la pratique incessante et renouvelée qui aboutit à la dextérité suffisante pour se dégager de l’académisme théorique. Cet aboutissement se situe dans la fusion en un tout cohérent et indissociable.

Art et philosophie, compagnons de route

Les Grecs anciens considéraient la vie contemplative comme la plus noble activité de l’être

A l’encontre des Grecs, Tchouang-Tseu montre comment il est possible de dépasser cette distinction entre vie active et vie contemplative, sur le plan individuel.

Cette conciliation de l’actif et du contemplatif représente le point de départ inconscient de la pratique personnelle de la sculpture de Jacques Beck.

La sculpture est faite d’action, de réflexion, de technique, d’intuition, de retenue, d’audace.

D’abord, l’homme se trouve face à lui-même, confronté à la seule matière. Elle contient tout, en puissance, toutes les aspirations, tous les rêves, les réalités de celui qui est face à elle.

Cette expression de soi à travers la matière nous isole dans un monde intérieur, qui nous appartient, mais que nous découvrons néanmoins, que nous façonnons petit à petit, jour après jour, année après année, en une quête jamais achevée.

Cette première approche représente un rapport tout à fait personnel avec la matière.

Elle est faite du choix du matériau. Jacques Beck préfère regarder la pierre avec respect et ne pas la choisir en fonction de son projet.I

Il observe la forme esquissée, qui ne demande qu’à être révélée. Alors, il est prêt à agir avec délicatesse, détermination sans doute, d’une main sûre, à l’écoute de la matière.

En effet, la pierre nous parle à travers l’outil. Elle nous parle en émettant des sons, parfois sourds, mats, étouffés ou, au contraire, limpides, cristallins, longs ou brefs, formant une musique, qui guide les coups du sculpteur pour permettre la cohérence de la composition.

C’est une approche qui demande des connaissances géologiques.

Vient ensuite le savoir-faire.

Le sculpteur libère ses forces vitales à travers un principe actif.

Le dialogue avec la pierre est engagé dans une dualité d’action et de résistance. C’est un dialogue fait de force contrôlée, contenue ou libérée, donc avec savoir-faire et sagesse.

On reconnaît tout de suite le savoir-faire de l’homme de l’art à ses outils.

Déjà, la manière dont ils sont rangés dans son coffre ou dans son sac donne des indications sur lui.

La façon dont ils sont entretenus en représente une autre.

Par extension, cette relation est la même que celle au vivant, fleur, animal ou humain.

Accepter l’autre tel qu’il est… le végétal, l’animal, l’homme.

Eviter les jugements à priori, la vanité de briller sans autre but que de faire reluire son ego, c’est ainsi qu’on apprend à polir sa pierre. On apprend à essayer d’accepter l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit.

Admettre une œuvre abstraite, une œuvre figurative n’a pas une importance majeure. Cela découle seulement d’un besoin de classification, de sécurisation.

Il en va de même pour le titre de l’œuvre.

Il n’est pas nécessaire de cataloguer les êtres dans ce qu’ils ont de plus intime Notre personnalité est multiple. Il n’y a aucune incompatibilité entre rêve et raison, entre intuition et connaissance.

Une fois l’œuvre terminée, la tâche étant accomplie, Jacques Beck ne la considère plus comme sienne. L’œuvre n’a de sens que si elle est livrée aux autres. Ce sont eux qui en deviennent les spectateurs actifs, entretenant une relation avec l’œuvre, qui les fait rêver ou non, qui les interpelle à sa manière et qu’ils aiment ou qu’ils n’aiment pas. L’œuvre est elle-même. Elle s’explique par l’empathie ou le rejet qu’elle suscite.



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